La possibilité d’euthanasie et de suicide assisté fragiliserait les personnes vulnérables.
Certains soutiennent que si l’euthanasie et le suicide assisté étaient autorisés, cela pourrait avoir pour conséquence, particulièrement chez les personnes âgées en situation de forte dépendance, de provoquer ou de renforcer le sentiment d’être un fardeau pour leurs proches, une forte sensation d’inutilité et de dévalorisation de leur vie.
On laisse entendre que par sa seule existence, la possibilité légale de recourir à l’euthanasie ou au suicide assisté serait pour ces personnes dangereusement incitative. Or, un tel lien de cause à effet, ou de corrélation, n’a jamais été établi dans les pays où ces pratiques sont légales.
Surtout, interdire d’office l’accès à ce régime reviendrait à infantiliser les personnes âgées puisque cela sous-entend qu’elles sont incapables d’évaluer la valeur de leur vie selon des critères qui leur sont propres. Une telle infantilisation peut être ressentie par les intéressés comme une souffrance gratuite et supplémentaire qui vient s’ajouter à leur désarroi au regard de leur maladie.
Pour conclure, invoquer la vulnérabilité des personnes âgées en les présumant « fragiles » ou « vulnérables » relève du procès d’intention. Là encore, la réponse appropriée réside dans l’encadrement strict de l’activation des protocoles grâce à une vérification de la volonté librement exprimée de l’intéressé.