Si l’aide à mourir est autorisée, de plus en plus de personnes y auront recours.
Les opposants citent souvent l’augmentation du nombre d’assistances à mourir, dans les pays où elle est autorisée, en sous-entendant que cette augmentation pose un problème.
Cette objection laisse entendre qu’il y aurait un « niveau d’euthanasie acceptable » qu’il conviendrait de ne pas dépasser. On peut s’interroger sur la pertinence de la question et même sur les motivations éthiques de ceux qui la soulèvent. Pourquoi y aurait-il un nombre d’euthanasie pertinent ?
Est-il concevable d’être prêt à accepter que des personnes qui souffrent de manière insupportable bénéficient d’une aide à mourir tant que leur nombre reste restreint, mais d’en justifier le refus par des chiffres dès que leur nombre augmente ?
Une telle attitude témoignerait d’un véritable manque de compassion.
Après tout, la question ne serait-elle pas de savoir combien de personnes souhaitent qu’on les aide à mourir parce qu’elles ne trouvent pas de solutions pour leurs souffrances qui leur conviennent ?